Le corps est à l’intérieur de ce qui est.
Il y a perception des pensées, des émotions et des sensations, mais le corps aussi est perçu.
Nous pouvons observer les objets comme étant extérieurs à Soi. Puisque nous pouvons dire : « Ceci est une fourchette », « Ceci est une assiette », ces objets sont vus par quelque chose. Ce n’est pas ce que Je Suis.
Nous pouvons poursuivre et constater que nous pouvons également observer les pensées et les émotions qui se présentent. Puisque nous pouvons dire : « Ceci est une pensée », « Ceci est une émotion », alors cela non plus n’est pas ce que Je Suis.
De même, lorsque nous pouvons dire qu’une sensation est ressentie dans le corps, nous pouvons constater que cette sensation n’est pas ce que Je Suis.
Enfin arrive un moment où le corps tout entier est perçu par quelque chose d’autre. L’élastique de la conscience s’étire un peu plus. Le corps apparaît alors comme le reste des objets. Il est ainsi constaté que le corps peut être vu depuis un point de vue extérieur à Soi. La conclusion s’impose : le corps n’est pas ce que Je Suis.
Puisque je ne suis ni les objets extérieurs au corps, ni les pensées qui apparaissent, ni les émotions, ni les sensations, ni les perceptions du corps, ni même le corps lui-même, qui reste-t-il ?
Si Cela ne peut être vu comme quelque chose d’extérieur à Soi, n’est-ce pas précisément ce que Je Suis ?
Ici, qui est celui qui pose cette question ?
Pouvons-nous trouver celui qui pose cette question ?
« Vous n’êtes pas le corps. Le corps apparaît dans votre conscience. Vous n’apparaissez pas dans le corps. » – Nisargadatta Maharaj – I Am That
« Vous n’avez jamais été dans votre corps, donc la question d’y revenir ne se pose pas. Votre corps est en vous, vous n’êtes pas en lui. » – Francis Lucille, Le sens des choses
« Vous n’êtes ni le corps grossier ni le corps subtil. Vous êtes la Conscience qui les connaît. » – Sri Siddharameshwar Maharaj
« Le corps agit comme un outil et on le regarde en spectateur. Et l’on peut observer la grande variété des tâches accomplies par ce corps et la facilité et l’efficacité avec lesquelles il travaille. L’action dépourvue d’ego est pleine de beauté car elle n’est motivée par aucun désir d’autosatisfaction.» Sri Anandamayi Ma